Avoir de l’autorité : ce que cela signifie vraiment

Beaucoup de clients se tournent vers moi pendant le coaching avec des demandes de renseignements qui concernent directement ou indirectement l’autorité. Il semble que ce sujet soit abordé assez souvent par les gens, et c’est pourquoi cet article est né. Vous ne résolvez pas non plus un « problème » similaire ?

Voici quelques situations concrètes qui reviennent fréquemment lors des accompagnements :

  • Vous prenez la tête d’une équipe pour la première fois et vous tâtonnez. On vous reconnaît comme un expert, certes, mais pour diriger, vous ne savez pas par quel bout commencer. Les compliments pleuvent sur vos compétences techniques, mais pour le reste, tout est flou.
  • Vous occupez un poste à responsabilités, mais l’autorité ne vous colle pas à la peau. Dans les faits, vous ne vous sentez pas à l’aise pour trancher ou maintenir le cap. Vous avez tendance à trop protéger vos collaborateurs, à les materner… ou, à l’inverse, à vous raidir, à forcer le respect par la dureté.
  • Dans la relation au supérieur hiérarchique, le courant ne passe pas. Le rapport à l’autorité est source de tensions. Parfois, vous vous effacez, parfois vous rentrez dans le conflit sans même vous en rendre compte. L’équilibre semble introuvable.

Qu’est-ce que l’autorité, au fond ? Qui la possède vraiment ?

On confond parfois autorité et charisme. Pourtant, l’autorité ne se limite pas à une question de magnétisme ou de présence. Une personne dotée d’autorité dégage quelque chose de net, de stable, de lisible. Elle affirme ses principes, sans détour. Même si la peur se présente, elle ne la fuit pas : elle l’accueille, l’explore, cherche à comprendre ce qui s’y joue. Cette solidité n’a rien à voir avec la posture du chef tout-puissant. L’autorité, c’est la confiance en soi, sans besoin de dominer, d’acheter ou d’intimider. Pas besoin non plus de se justifier à tout bout de champ ou de défendre chaque parole. Ceux qui ont cette force savent où ils vont et n’ont pas à convaincre à n’importe quel prix. Leur rôle est clair : guider, donner la direction.

On ne naît pas toujours avec ce type d’assurance. Bonne nouvelle : cela se travaille. Renforcer son autorité, c’est œuvrer sur soi, apprendre à reconnaître ses points d’appui et à les mobiliser concrètement. Cela suppose d’avancer pas à pas, de traverser des phases inconfortables, même si, vue de l’extérieur, on semble sûr de soi. Prenez un instant : parmi les personnes que vous admirez autour de vous, pensez-vous vraiment qu’elles ont reçu cette capacité toute faite, sans effort ?

Comment s’affirmer avec autorité ?

Tenir sa place commence par la clarté. Savoir précisément quel est son rôle dans l’équipe ou l’entreprise : quelles sont les attentes ? Pour quelles missions êtes-vous là ? Quelles marges de manœuvre avez-vous ?

Si les contours de vos responsabilités ou vos prérogatives ne sont pas nets, ne restez pas dans le flou. Éclairez-les avec votre supérieur, ou allez les chercher, tout simplement. N’attendez pas d’être adoubé ou que l’on vienne vous remettre l’autorité en cadeau.

Voici des formulations utiles pour clarifier les choses avec votre responsable :

  • J’aurais besoin qu’on éclaire ensemble le point XY. Dans cette situation, j’aimerais agir… mais il me semble que je n’ai pas l’autorité pour le faire. Pouvez-vous me la confier ? Comment voyez-vous les choses ? Un avis ?

Une fois le cadre posé, vous tenez la barre dans les limites fixées.Le réflexe à cultiver : demander, ne jamais hésiter. Rien de plus naturel : si vous ne savez pas, interrogez. Chef, collègues, membres de l’équipe, chacun peut apporter un éclairage. Gardez en tête : nul n’est censé tout maîtriser. Votre valeur ne réside pas dans l’omniscience, mais dans votre capacité à fédérer, à décider. Quand un doute subsiste :

  • Qu’en pensez-vous ?
  • Comment aborderiez-vous cette situation ?
  • Quelles options voyez-vous ?
  • Quel conseil me donneriez-vous ?
  • Feriez-vous autrement ?
  • Y a-t-il un point que j’aurais négligé ?

Considérez votre supérieur comme un partenaire de réflexion : informez-le de vos avancées, de vos interrogations, proposez des pistes, des alternatives. En retour, laissez-le réagir, enrichir votre analyse. Côté équipe, votre rôle est de donner le cap. Soyez précis dans la formulation des tâches, demandez à vos collaborateurs de reformuler leur compréhension pour éviter les malentendus. Fixez des échéances claires, vérifiez que toutes les ressources nécessaires sont à disposition, contrôlez la réalisation… et ajustez au fil de l’eau. L’équipe a besoin de repères, d’un cadre solide. À vous de le poser et de le faire respecter. Encouragez, accompagnez, partagez les outils dont ils ont besoin pour progresser. Mais attention : une règle décidée s’applique pleinement. Si elle n’est pas respectée, réagissez tout de suite :

  • Comment expliquer que nous avions convenu de ce point, et que cela n’a pas été respecté ?
  • Quelle solution proposer dans ce cas ?
  • Comment ferons-nous la prochaine fois pour éviter ce type de manquement ?

Savoir reconnaître ses erreurs, c’est aussi faire preuve d’autorité. Les faux pas arrivent à tout le monde. Comme le disait un manager que j’accompagnais : on fait de son mieux, parfois ça ne prend pas, et alors ? On réajuste, on avance.

  • Comment sortir de cette impasse ?
  • Regardons la situation en face, ici et maintenant. Ce qui s’est produit est derrière nous. Comment rebondir à partir d’aujourd’hui ?

L’autorité, c’est aussi rester ferme sur ses positions, sans surenchère inutile. Exprimez votre point de vue, écoutez celui des autres, adaptez si besoin… mais tenez la ligne quand c’est nécessaire.

Autorité : les points clés à retenir

Voici les repères qui font la différence au quotidien :

  • Connaître le sens de ses actions et disposer des compétences requises.
  • Quand un doute surgit, posez la question. Sans gêne : demander, c’est progresser, pas se dévaloriser.
  • Évitez la défensive. Reconnaître une erreur et en tirer les leçons. Incitez aussi votre équipe à cette posture. Ensuite, cherchez ensemble une solution.

Un levier supplémentaire

Et si cette posture n’est pas encore naturelle ? Modifiez votre façon de penser et d’aborder votre légitimité. Essayez de vous répéter régulièrement des phrases comme :

  • J’accepte de montrer ma force et mes compétences au grand jour.
  • Je possède l’énergie et le droit de rayonner, et les autres l’acceptent.

Faites de ces affirmations un exercice quotidien. Adaptez-les pour qu’elles résonnent avec vos propres aspirations : ce que vous souhaitez vraiment incarner. À force de répétition, votre esprit finit par s’y habituer… et la transformation s’amorce.

Développer son autorité, c’est un chemin, ni linéaire ni figé. On trébuche, on ajuste, on s’affirme, puis on avance. L’autorité solide ne tombe pas du ciel : elle se construit, un choix à la fois. Qui serez-vous la prochaine fois qu’il faudra tenir la barre ?

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